Il y a deux choses qui regissent la vie sentimentale des adolescants aujourd'hui : le qu'en dira t'on et le sexe.
Le sexe dans ses premiers balbutiements incertains, entreprise innovante et quelque peu grossière qui attire inoxerablement la jeunesse vers cette quête typiquement humaine d'un plaisir nouveau au goût de liberté.
Une liberté en carton defraichi certes, qui cache en fait un risque dangereux d'addiction (ou le mâle celibataire de 45 ans, esclave de ses pulsions qui poussera un jour la porte d'une boite a strip après le travail, n'y tenant plus.. -_-)
Pour ma part, j'ai eu de la chance : je n'ai jamais eu a expérimenter ce sexe là, celui du début, maladroit, ou les mains se posent gauchement dans le noir et que tout s'expédie en cinq minutes, cinq longues minutes indélébiles dans notre capital souvenir ou pourtant on n'a que eu le loisir de souffrir. Maigre consolation pour ces hordes de jeunes filles fraîchement deflorées : on leur susurrera toujours un je t'aime de circonstance a la fin. Quel instant magique.
Moi je ne conaissais que le sexe des livres, indolore, sublimé de rimes ou les regards brillent et l'osmose des amoureux n'est qu'un brasier de passion qui les submerge et les détruit. Il y eut bien sûr Hooliwood, boîte a fantasmes ou les actrices sublimes ont TOUJOURS un orgasme et ou les hommes tremblent d'emotion après tant d'amour (ct Titanic pour les incultes..)
Puis, fatalement, inevitablement, le porno..
J'ai 13 ans et mon mythe se brise. Faute de mieux, je rigole nerveusement avec cet ecoeurement qui cogne violement contre mon coeur tandis que je regarde ces filles visiblement ravies que tout leur gicle dans la bouche gemir et re-gemir avec conviction.Tout me répugne : les gros plans, leur affreuse jouissance grossièrement mimée, la heu.. taille (moi qui n'avait jamais vu que celle, innofensive et pas vraiment impressionante de mon petit frère), et surtout leurs terribles roulages de palot, denués de charme, d'âme et d'amour qui vulgarisent mon image du baiser et entachent pour toujours le petit scenario romantique qui defilait parfois dans ma tête de fillette innocente..
Innocente ... plus pour lontemps..
J'ai 15 ans et c'est îvre morte que je découvre les joies de la fellation, dans les chiottes sordides de je ne sais plus ou. Pour finir par lui vomir dessus .. Premier et dernier épisode trash de ma petite vie dont heureusement je ne garde presque aucun souvenir .
De toute facon, à partir de ce moment, tout aboutit et tout revient toujours au sexe..
Parfois, tu as le droit à une abstinance respectueuse ou ton chéri t'adule tellement (ne me demandez pas pourquoi) qu'il se contente de regarder avec une intensité douloureuse ton jeune corps de nymphette, et ce dans un silence religieux, n'osant ni respirer ni profaner tes formes ne serait ce qu'en les effleurant.. C'est en tout cas l'impression que ca donne..
Mais la plupart du temps, plus hardis, les mecs ne s'embarassent pas de ces scrupules, leur motivation est sans faille, et on les croirait prets à attaquer une 26e partie de PES avec votre petite personne dans le rôle ô combien horonifique des buts ..
Ils s'abaissent à toutes sortes de flagorneries, excellent dans les caresses, te mettent la pression avec force sous entendus desobligeants ( ma puce tu sais je suis un mec, j'en ai besoin, j'y peux rien, tu pourrais comprendre, jvais aller voir ailleurs, c'est physique, incontrolable, vital ect..) Qu'est ce que ca peut bien me foutre que ce soit vital, t'est toujours vivant non ? bah alors ^^ Enfin bon, lorsque tu envisage de condescendre à coucher avec eux, ils sont dejà partis vers des horizons moins hostiles, remballant leurs jolies paroles pour des filles plus dociles. C'est vrai, quoi les pauvres .. je sers vraiment à rien.
dimanche 25 novembre 2007
samedi 24 novembre 2007
En dépit des années noires, des années folles, des heures de gloire ..
Il n'y avait rien a raconter..
On m'a volé ma fidèle écharpe Burberry, j'ai vu ma CB se faire impitoyablement engloutir par ce distributeur cruel et j'ai gaché une enième histoire d'amour juste par principe..
Par reflexe, par habitude : machinalement en somme.
Le bonheur sentimental et les "tout se passe bien avec mon chéri, ca fait six mois" c'est beaucoup trop Mademoiselle Tout-le-Monde pour moi (vous savez celle qui parade avec son lonchamps en toile et ses asics dorées)
J'aspire a quelque de chose de passionel, de chaotique : j'aime les assiettes qui se brisent contre les mur, les étreintes enfievrées, ce jeu du je t'aime moi non plus ou l'on n'est pas souvent heureux en fin de compte. De la romance cinématographique ou je peut être l'heroine de mon petit remake des Feux de l'Amour dans une version teenage ou l'on s'insulte par textos et l'on se reconcilie par MSN. Tellement plus actuel.
Je crois que quelqun, Bakounine il me semble mais je ne suis pas sûre, a dit en parlant du communisme qu'il le detestait, "parce qu'il était la negation de la liberté et que je ne peux rien concevoir d'humain sans liberté." C'est exactement ca, la routine amoureuse est pour moi la negation de la liberté, l'antithèse de mon ideal, l'ennemi de l'amour. Et tant pis si je ne suis destinée qu'a vivre des choses evaporées, je prefère aligner toute ma vie les histoires sans lendemain ne serait-ce que pour tenir ma reputation de garce ^^
N'aimer jamais, ne jamais être aimée : n'est ce pas le plus bel hymne a la fatalité qui existe. La fatalité .. un grand mot sans vraiment de sens, qui existe tout exprès pour endosser les responsabilités des autres. Jolie abstraction prisée des faibles et des romantiques. Werther l'aimait bien ce mot. Mais bien sûr dans la petite bouche d'une gamine de dix-sept ans celà ne voudra rien dire : celà prendra toute son ampleur quand je serais cette vieille dame aux yeux vides qui n'aura aimé que les livres.
J'ai pourtant un regret, celui de faire souffrir, toujours, par seul amour du mélodrame. Je ne fuis pas le bonheur, je le dedaigne et de ce fait l'infidelité m'apparait comme l'idéal de mes aspirations taciturnes, c'est un remous devastateur qui se brise avec violence dans la tulmute sentimentale. Pourtant je sais que c'est terrible, terrible comme une mine, une fausse note, une nuit sans soleil. Je le sais bien, oui, je l'ai subi aussi : le desespoir, cinglant et glacial qui te gifle, la confiance qui tombe en poussières et ce malaise obcédant qui t'écrase le coeur.
Je ne voulais pas le decevoir, ni lui faire du mal, un moment même j'ai voulu y croire.. Mais je ne suis qu'une suite incoherente d'actions impulsives, ou le mot réflechir n'intervient qu'après deux temps de retard : il y avait nos deux soupirs, le desir qui resurgit du passé, vibrant, intact hélas.. et ses mains cajolantes, sa voix rassurante, ma peau frémissante.
Je m'en veux, je lui en veux. Je nous en veux.
Pour résumer j'en veux à la fatalité, cette conasse, c'est elle la responsable :p
On m'a volé ma fidèle écharpe Burberry, j'ai vu ma CB se faire impitoyablement engloutir par ce distributeur cruel et j'ai gaché une enième histoire d'amour juste par principe..
Par reflexe, par habitude : machinalement en somme.
Le bonheur sentimental et les "tout se passe bien avec mon chéri, ca fait six mois" c'est beaucoup trop Mademoiselle Tout-le-Monde pour moi (vous savez celle qui parade avec son lonchamps en toile et ses asics dorées)
J'aspire a quelque de chose de passionel, de chaotique : j'aime les assiettes qui se brisent contre les mur, les étreintes enfievrées, ce jeu du je t'aime moi non plus ou l'on n'est pas souvent heureux en fin de compte. De la romance cinématographique ou je peut être l'heroine de mon petit remake des Feux de l'Amour dans une version teenage ou l'on s'insulte par textos et l'on se reconcilie par MSN. Tellement plus actuel.
Je crois que quelqun, Bakounine il me semble mais je ne suis pas sûre, a dit en parlant du communisme qu'il le detestait, "parce qu'il était la negation de la liberté et que je ne peux rien concevoir d'humain sans liberté." C'est exactement ca, la routine amoureuse est pour moi la negation de la liberté, l'antithèse de mon ideal, l'ennemi de l'amour. Et tant pis si je ne suis destinée qu'a vivre des choses evaporées, je prefère aligner toute ma vie les histoires sans lendemain ne serait-ce que pour tenir ma reputation de garce ^^
N'aimer jamais, ne jamais être aimée : n'est ce pas le plus bel hymne a la fatalité qui existe. La fatalité .. un grand mot sans vraiment de sens, qui existe tout exprès pour endosser les responsabilités des autres. Jolie abstraction prisée des faibles et des romantiques. Werther l'aimait bien ce mot. Mais bien sûr dans la petite bouche d'une gamine de dix-sept ans celà ne voudra rien dire : celà prendra toute son ampleur quand je serais cette vieille dame aux yeux vides qui n'aura aimé que les livres.
J'ai pourtant un regret, celui de faire souffrir, toujours, par seul amour du mélodrame. Je ne fuis pas le bonheur, je le dedaigne et de ce fait l'infidelité m'apparait comme l'idéal de mes aspirations taciturnes, c'est un remous devastateur qui se brise avec violence dans la tulmute sentimentale. Pourtant je sais que c'est terrible, terrible comme une mine, une fausse note, une nuit sans soleil. Je le sais bien, oui, je l'ai subi aussi : le desespoir, cinglant et glacial qui te gifle, la confiance qui tombe en poussières et ce malaise obcédant qui t'écrase le coeur.
Je ne voulais pas le decevoir, ni lui faire du mal, un moment même j'ai voulu y croire.. Mais je ne suis qu'une suite incoherente d'actions impulsives, ou le mot réflechir n'intervient qu'après deux temps de retard : il y avait nos deux soupirs, le desir qui resurgit du passé, vibrant, intact hélas.. et ses mains cajolantes, sa voix rassurante, ma peau frémissante.
Je m'en veux, je lui en veux. Je nous en veux.
Pour résumer j'en veux à la fatalité, cette conasse, c'est elle la responsable :p
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