Il n'y avait rien a raconter..
On m'a volé ma fidèle écharpe Burberry, j'ai vu ma CB se faire impitoyablement engloutir par ce distributeur cruel et j'ai gaché une enième histoire d'amour juste par principe..
Par reflexe, par habitude : machinalement en somme.
Le bonheur sentimental et les "tout se passe bien avec mon chéri, ca fait six mois" c'est beaucoup trop Mademoiselle Tout-le-Monde pour moi (vous savez celle qui parade avec son lonchamps en toile et ses asics dorées)
J'aspire a quelque de chose de passionel, de chaotique : j'aime les assiettes qui se brisent contre les mur, les étreintes enfievrées, ce jeu du je t'aime moi non plus ou l'on n'est pas souvent heureux en fin de compte. De la romance cinématographique ou je peut être l'heroine de mon petit remake des Feux de l'Amour dans une version teenage ou l'on s'insulte par textos et l'on se reconcilie par MSN. Tellement plus actuel.
Je crois que quelqun, Bakounine il me semble mais je ne suis pas sûre, a dit en parlant du communisme qu'il le detestait, "parce qu'il était la negation de la liberté et que je ne peux rien concevoir d'humain sans liberté." C'est exactement ca, la routine amoureuse est pour moi la negation de la liberté, l'antithèse de mon ideal, l'ennemi de l'amour. Et tant pis si je ne suis destinée qu'a vivre des choses evaporées, je prefère aligner toute ma vie les histoires sans lendemain ne serait-ce que pour tenir ma reputation de garce ^^
N'aimer jamais, ne jamais être aimée : n'est ce pas le plus bel hymne a la fatalité qui existe. La fatalité .. un grand mot sans vraiment de sens, qui existe tout exprès pour endosser les responsabilités des autres. Jolie abstraction prisée des faibles et des romantiques. Werther l'aimait bien ce mot. Mais bien sûr dans la petite bouche d'une gamine de dix-sept ans celà ne voudra rien dire : celà prendra toute son ampleur quand je serais cette vieille dame aux yeux vides qui n'aura aimé que les livres.
J'ai pourtant un regret, celui de faire souffrir, toujours, par seul amour du mélodrame. Je ne fuis pas le bonheur, je le dedaigne et de ce fait l'infidelité m'apparait comme l'idéal de mes aspirations taciturnes, c'est un remous devastateur qui se brise avec violence dans la tulmute sentimentale. Pourtant je sais que c'est terrible, terrible comme une mine, une fausse note, une nuit sans soleil. Je le sais bien, oui, je l'ai subi aussi : le desespoir, cinglant et glacial qui te gifle, la confiance qui tombe en poussières et ce malaise obcédant qui t'écrase le coeur.
Je ne voulais pas le decevoir, ni lui faire du mal, un moment même j'ai voulu y croire.. Mais je ne suis qu'une suite incoherente d'actions impulsives, ou le mot réflechir n'intervient qu'après deux temps de retard : il y avait nos deux soupirs, le desir qui resurgit du passé, vibrant, intact hélas.. et ses mains cajolantes, sa voix rassurante, ma peau frémissante.
Je m'en veux, je lui en veux. Je nous en veux.
Pour résumer j'en veux à la fatalité, cette conasse, c'est elle la responsable :p
samedi 24 novembre 2007
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1 commentaires:
Oui la fatalité est une belle connasse, sans aucun doute ^^
Vieille, ridée, entourée de ces bouquains, mais la fatalité va pas en rester là, elle va bien te coller un prince charmant sur mesure et si elle s'en charge pas, c'est moi qui le ferai !
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