J’attaque dés à présent la deuxième phase de mes vacances. Après un mois de soirées arrosées, d’amis et petits amis côtoyés presque 24h/24, sans oublier toutes ces séances de shopping intensif dans le seul but de dilapider consciencieusement mon salaire estival pourtant si durement gagné (question de principe : tu ne laisseras pas ton argent dormir sur ton CCP). Me voilà qui n’aspire plus qu’à laisser s’éveiller le mollusque qui est en moi, ou comment battre dés à présent son propre record d’heures passées affalée devant MTV sans penser à rien autre qu’à jalouser les Pussycat Dolls quand ces dernières viennent dandiner leurs corps indécemment parfaits sous mon nez. Car n’est-ce pas une autre conception d’une vie de rêve ? Loin des petits matins glauques ou, chancelante sur mes escarpins j’essaye de reconstituer les visages des mâles ayant joué un rôle dans la soirée. Il n’est plus ici question que de savoir jongler avec adresse dans l’emploi du temps surchargé par les différentes séries et téléfilms à petits budgets qui rythment mes après-midi ô combien trépignants.
Des journées reposantes où je ne me lève que pour aller rechercher du brownie, constatant avec surprise que le sofa s’enfonce là ou je m’y suis vautrée, épousant fidèlement mes formes épaissies par les pots de glace chocolat, sauce chocolat avec morceaux de cookie d’Haagen-Dazs
Mon régime alimentaire se résume à tout ce qui est chocolaté et super calorique : Rien de gastronomique. J’avale méthodiquement des beignets de poulet, les paquets de mikado ne me rassasient pas, les boites de thon vides s’empilent à coté de mon lit, tandis que se suivent à un rythme effréné d’épaisses tartines de nutella. La Marjolaine que je connaît devrait normalement friser l’écœurement. Elle se serait mise au régime dès juin pour être ravissante dans son bikini Burberry sur les plages du Cap D’Agde. Sauf que cette année il n’y a ni bikini, ni cap d’Agde. Je reste ici, dépérissant dans un tourbillon d’emballages et de canettes de coca (light vous m’accorderez au moins ça) vides, laissant s’enfuir les chaudes heures de l’après-midi dans d’interminables siestes entrecoupées d’appels téléphoniques (filtrés) de mon ex. Un garçon adorable qui ne vivait que pour me voir heureuse et que j’ai eu le bon sens de quitter quand la situation devint alarmante c’est-à-dire le jour où il éclata en sanglots lorsque je lui expliqua gentiment qu’il m’étouffait « un peu » .
Enfin lui ou un autre, pour l’heure, peu m’importait, j’avais entrepris de mettre de coté toute vie sociale jusqu’à la rentrée du moins et n’allumait mon portable que pour filmer à son insu ma veille voisine en train d’arroser ses bégonias, une activité hautement compromettante qui me donnait l’impression d’être "Harriet la petite espionne "
Je connaissais des pics de vivacité la nuit, le visage baigné dans la lueur bleuâtre émanant de mon Mac tandis que je jetais des coups d’œil furtifs aux scènes explicitement érotiques qui défilaient derrière moi à la télé. Bien que je baissais toujours le son à fond, les gémissements rendus soigneusement réalistes me parvenaient encore très bien, m’enjoignant à me retourner peut être un peu plus souvent que je n’aurais dû. Non pas que j’étais une petite perverse se vautrant dans le vice et s’adonnant au voyeurisme à l’heure ou d’innocentes adolescentes du même âge que moi dormaient d’un sommeil paisible. Non, c’était juste un jeu, le goût de l’interdit entaché de cette vulgarité crue, le risque jamais inexistant que mes parents descendent boire et me surprennent. Ca m’amusait de regarder ces ébats pas crédibles pour un euro, sur fond de musiques ringardes, ces séries peu réalistes que passait NT1 ou les scénarios étaient visiblement très recherchés dans ce monde assez à part du porno ou les déjeuners entre amis viraient invariablement en parthouzes sur la table de la cuisine.
jeudi 23 août 2007
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2 commentaires:
J'adooooooooore ton style d'écriture...c'est tellemment...c'est indescripitible!
J'attends la suite avec impatience!!!!!!!!!!
PS(même si certains détails me rapellent vaguement quelqu'un ^^)
Et ben...tu voulais pas que je lise,
maintenant jsuis au courant que certain soir ou tu mparle t'es surement en train de mater un porno
-_-'
je ne te verrai plus jamais pareil:p
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