jeudi 23 août 2007
Et avec ca .. Un peu de féromones à - ४०% ?
Contrairement à ce que vous pourriez croire après mes confidences un peu glauques, je ne passais pas mes nuits plongée dans les programmes coquins de NT1, la plupart du temps je lui preférait Secrets d’Actualités ou surfait sur Vogue.fr. Avide de sacs créateurs à 2000$ et d’enquêtes palpitantes, entre deux sarcasmes balancés sur MSN. Car comment continuer sans citer MSN, MSN où le vestige de ma vie sociale mise en stand-by, MSN ou l’art de se connecter plus machinalement qu’autre chose, de la même manière qu’on applique sa crème hydratante ou qu’on enfourne goulûment des chips à la moutarde en regardant Laguna Beach. Sans réfléchir donc. MSN ou comment se chamailler pendant des heures sur des dilemmes existentiels (qui de Beyoncé ou Rihanna est la diva en chef du R&B par exemple) MSN ou de longs débats enrichissants avec de charmants garçons capable de parler d’autre chose que d’eux même, de sexe, de NBA ou de tunning. Ce qui me change agréablement de tous ces mecs estampillés Hugo Boss qui ont pour seul mérite d’avoir lâché leur casquette Von Dutch plus ou moins à temps (de toute façon elles auraient aplati leurs jolies crêtes). Raah J’abhorre leur manque de délicatesse et leurs airs farcis de suffisance : ces bouts d’homme sans un gramme de couilles, ni une once de classe qui dégainent leurs 10 expressions modulables sans même se rendre compte que le sourire que je leur adresse est empreint de pitié et non le feu vert à leurs pathétiques avances revues et corrigées par un demi siècle de guignols en rut. Ceci est un pléonasme, un mec est par définition, en rut. J’avoue que quelques soirées (et quelques vodkas pommes) viennent parfois légèrement contredire mes principes. J’admets avoir été moi aussi une petite salope grisée par la compagnie d’un de ces jeunes hommes en polo à rayures, sans m’en plaindre le moins du monde . Mais quand je regarde d’un œil lucide ces masses masculines déambulant en bandes un peu partout là ou ils pourront arborer leurs diam’s de princesse à l’oreille, je me surprend à rêver d’un garçon qui surgirait de nulle part dans sa chemise immaculée Dior. Son sex appeal insolemment naturel, une prestance désinvolte et une voix assurée lorsqu’il viendrait me dire qu’il est en fac de lettres et aime beaucoup mes yeux, le tout dans un susurrement délicieux tandis que je respirerais le subtil sillage Armani qui émanerait de sa peau. Il porterait de vraies chaussures et pas ces mocassins informes qui se répandent chez les « autres », écouterait du jazz en m’abreuvant de jolies phrases avec ce qu’il faut d’arrogance et de répartie. Bien sûr, ce genre de mec ça n’existe que dans les soirées les plus hypes de Los Angeles ou les écoles de commerce select de Bervely Hills. Il est un personnage de roman, la figure masculine sublimée à son paroxysme , en tout cas à mes yeux. Mais dans ce monde cruel peuplé d’adolescents boutonneux aux cheveux poisseux de gel, il faut s’interdire d’être trop exigeante sous peine de cruelles désillusions. C’est comme entrer à Lidle et ne voir que du faux nutella, du faux coca et des faux BN.
Haagen-Dazs a le vent en poupe
J’attaque dés à présent la deuxième phase de mes vacances. Après un mois de soirées arrosées, d’amis et petits amis côtoyés presque 24h/24, sans oublier toutes ces séances de shopping intensif dans le seul but de dilapider consciencieusement mon salaire estival pourtant si durement gagné (question de principe : tu ne laisseras pas ton argent dormir sur ton CCP). Me voilà qui n’aspire plus qu’à laisser s’éveiller le mollusque qui est en moi, ou comment battre dés à présent son propre record d’heures passées affalée devant MTV sans penser à rien autre qu’à jalouser les Pussycat Dolls quand ces dernières viennent dandiner leurs corps indécemment parfaits sous mon nez. Car n’est-ce pas une autre conception d’une vie de rêve ? Loin des petits matins glauques ou, chancelante sur mes escarpins j’essaye de reconstituer les visages des mâles ayant joué un rôle dans la soirée. Il n’est plus ici question que de savoir jongler avec adresse dans l’emploi du temps surchargé par les différentes séries et téléfilms à petits budgets qui rythment mes après-midi ô combien trépignants.
Des journées reposantes où je ne me lève que pour aller rechercher du brownie, constatant avec surprise que le sofa s’enfonce là ou je m’y suis vautrée, épousant fidèlement mes formes épaissies par les pots de glace chocolat, sauce chocolat avec morceaux de cookie d’Haagen-Dazs
Mon régime alimentaire se résume à tout ce qui est chocolaté et super calorique : Rien de gastronomique. J’avale méthodiquement des beignets de poulet, les paquets de mikado ne me rassasient pas, les boites de thon vides s’empilent à coté de mon lit, tandis que se suivent à un rythme effréné d’épaisses tartines de nutella. La Marjolaine que je connaît devrait normalement friser l’écœurement. Elle se serait mise au régime dès juin pour être ravissante dans son bikini Burberry sur les plages du Cap D’Agde. Sauf que cette année il n’y a ni bikini, ni cap d’Agde. Je reste ici, dépérissant dans un tourbillon d’emballages et de canettes de coca (light vous m’accorderez au moins ça) vides, laissant s’enfuir les chaudes heures de l’après-midi dans d’interminables siestes entrecoupées d’appels téléphoniques (filtrés) de mon ex. Un garçon adorable qui ne vivait que pour me voir heureuse et que j’ai eu le bon sens de quitter quand la situation devint alarmante c’est-à-dire le jour où il éclata en sanglots lorsque je lui expliqua gentiment qu’il m’étouffait « un peu » .
Enfin lui ou un autre, pour l’heure, peu m’importait, j’avais entrepris de mettre de coté toute vie sociale jusqu’à la rentrée du moins et n’allumait mon portable que pour filmer à son insu ma veille voisine en train d’arroser ses bégonias, une activité hautement compromettante qui me donnait l’impression d’être "Harriet la petite espionne "
Je connaissais des pics de vivacité la nuit, le visage baigné dans la lueur bleuâtre émanant de mon Mac tandis que je jetais des coups d’œil furtifs aux scènes explicitement érotiques qui défilaient derrière moi à la télé. Bien que je baissais toujours le son à fond, les gémissements rendus soigneusement réalistes me parvenaient encore très bien, m’enjoignant à me retourner peut être un peu plus souvent que je n’aurais dû. Non pas que j’étais une petite perverse se vautrant dans le vice et s’adonnant au voyeurisme à l’heure ou d’innocentes adolescentes du même âge que moi dormaient d’un sommeil paisible. Non, c’était juste un jeu, le goût de l’interdit entaché de cette vulgarité crue, le risque jamais inexistant que mes parents descendent boire et me surprennent. Ca m’amusait de regarder ces ébats pas crédibles pour un euro, sur fond de musiques ringardes, ces séries peu réalistes que passait NT1 ou les scénarios étaient visiblement très recherchés dans ce monde assez à part du porno ou les déjeuners entre amis viraient invariablement en parthouzes sur la table de la cuisine.
Des journées reposantes où je ne me lève que pour aller rechercher du brownie, constatant avec surprise que le sofa s’enfonce là ou je m’y suis vautrée, épousant fidèlement mes formes épaissies par les pots de glace chocolat, sauce chocolat avec morceaux de cookie d’Haagen-Dazs
Mon régime alimentaire se résume à tout ce qui est chocolaté et super calorique : Rien de gastronomique. J’avale méthodiquement des beignets de poulet, les paquets de mikado ne me rassasient pas, les boites de thon vides s’empilent à coté de mon lit, tandis que se suivent à un rythme effréné d’épaisses tartines de nutella. La Marjolaine que je connaît devrait normalement friser l’écœurement. Elle se serait mise au régime dès juin pour être ravissante dans son bikini Burberry sur les plages du Cap D’Agde. Sauf que cette année il n’y a ni bikini, ni cap d’Agde. Je reste ici, dépérissant dans un tourbillon d’emballages et de canettes de coca (light vous m’accorderez au moins ça) vides, laissant s’enfuir les chaudes heures de l’après-midi dans d’interminables siestes entrecoupées d’appels téléphoniques (filtrés) de mon ex. Un garçon adorable qui ne vivait que pour me voir heureuse et que j’ai eu le bon sens de quitter quand la situation devint alarmante c’est-à-dire le jour où il éclata en sanglots lorsque je lui expliqua gentiment qu’il m’étouffait « un peu » .
Enfin lui ou un autre, pour l’heure, peu m’importait, j’avais entrepris de mettre de coté toute vie sociale jusqu’à la rentrée du moins et n’allumait mon portable que pour filmer à son insu ma veille voisine en train d’arroser ses bégonias, une activité hautement compromettante qui me donnait l’impression d’être "Harriet la petite espionne "
Je connaissais des pics de vivacité la nuit, le visage baigné dans la lueur bleuâtre émanant de mon Mac tandis que je jetais des coups d’œil furtifs aux scènes explicitement érotiques qui défilaient derrière moi à la télé. Bien que je baissais toujours le son à fond, les gémissements rendus soigneusement réalistes me parvenaient encore très bien, m’enjoignant à me retourner peut être un peu plus souvent que je n’aurais dû. Non pas que j’étais une petite perverse se vautrant dans le vice et s’adonnant au voyeurisme à l’heure ou d’innocentes adolescentes du même âge que moi dormaient d’un sommeil paisible. Non, c’était juste un jeu, le goût de l’interdit entaché de cette vulgarité crue, le risque jamais inexistant que mes parents descendent boire et me surprennent. Ca m’amusait de regarder ces ébats pas crédibles pour un euro, sur fond de musiques ringardes, ces séries peu réalistes que passait NT1 ou les scénarios étaient visiblement très recherchés dans ce monde assez à part du porno ou les déjeuners entre amis viraient invariablement en parthouzes sur la table de la cuisine.
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